«Tragédie musicale, opéra industriel ? Rien d'aussi lyrique, plutôt humour noir qui grince. Cette version extrême des liaisons dangereuses nous introduit en la compagnie d'une Merteuil spectrale, à la froide hystérie lasse et grandiloquente sans l'enthousiasme qui pourrait la supporter, et d'un Valmont cabotinant comme le bon élève du cours de théâtre, s'échangeant les rôles à l'instar des occupants d'un deux-pièces cuisine en enfer attendant vainement en radotant qu'on les mette à griller sur l'autre face. L'écran n'est plus que la scène du théâtre, vue sous l'angle de ses trucages et ficelles implacablement désenchantés par la crudité du gros plan. Peu à peu ce terrain vague dégage à qui sait l'entendre, surtout en s'appuyant sur la bande-son frenchcore, une magie incantatoire qui n'utilise plus le son et l'image qu'en tant que des produits stupéfiants. N'y allez avec votre cerveau que pour un lavage intégral.» George Efkender (Arythmythical Cinema weekly)